24.11.10

Luxe, calme et volupté

Libre - Libre - Libre - Libre
(Hè, hé !)

Il était une fois, un Maharadjah qui se toqua des falaises de Varkala.
Était-ce celui qui choisit un trône fait avec l’ivoire de vingt-cinq éléphants ou bien son descendant, tout un poème, qui le préféra en cristal de Bohème ?
De cela l’histoire ne parle pas.

Ce Maharadjah-là ordonna qu’on lui érigeât avec diligence, une résidence à sa convenance afin d’y séjourner au beau temps.
Il y donna de grandes fêtes, y invita des
musiciens, s’y enivra de l’air marin.

Mais partout dans le monde, les dirigeants sont de grands enfants. Bientôt notre Maharadjah découvrit un autre merveilleux endroit dont il s’amouracha et Varkala il délaissa.
Le palais, perdant sa raison de vivre, s’assoupit tel une amante délaissée, attendant toute l’année que son Seigneur daigne le visiter.

La Fortune est capricieuse et le pouvoir n’a qu’un temps.

Un jour parmi les jours, le peuple céda à d’autres Sirènes qui lui promettaient un sort plus amène. De nouveaux dirigeants furent choisis et le Maharadjah son trône perdit.

Le palais de Verkala fut réquisitionné, il devint une maison réservée aux nouveaux serviteurs du peuple afin qu’ils y travaillent un peu et s’y reposent beaucoup.
Magnanimes, ils daignèrent sans ambages accepter qu’en leur absence, le palais soit accessible aux voyageurs de passage.

C’est ainsi que nous le connûmes, nous pèlerins du bout du monde et que durant une pincée de nuits, nous dormîmes comme des rois pour presque rien.
Dans une chambre verte et rose, au sol de marbre, aux persiennes en teck, au plafond vertigineux, servis par un hôte exquis au doux nom de Sahju, nous oubliâmes tout.


Vous qui visitez ces contrées mystérieuses, pourquoi ne pas vous laisser tenter par le parfum suranné et le luxe un peu terni de cet ancien palais des mille et une nuits ?
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