8.1.11

Fougère en hiver

Végétal - Tu - 14 - Poésie



Tandis que dans le froid tout est mort alentour
Ton tapis vert a soif du bruit de l'eau qui court
De la brise légère caressant tes cheveux
Telle une main fidèle aux doigts longs et soyeux
Tes nervures s'abreuvent aux rêves abyssaux
Des matinées frôlées par l'éveil des roseaux
Embués de rosée, frissonnant sur la rive
Aux couleurs d'opaline qu'un doux soleil ravive
Repliée sous la neige aux mille éclats de verre
Tu attends que d'un geste le printemps te libère
Et dans l'hiver glacé il te faut patienter
Te nourrir de l'attente où il t'a enfermée
Te laisser embrasser par ses lèvres gelées
Et ne rien oublier de ta splendeur passée
Enregistrer un commentaire