2.9.11

Le pourquoi de la coquille



Le mot coquille a plusieurs sens dans la typographie. 
Il désigne d’abord un format de papier, légèrement plus petit que le carré (0m44 X 0m56), qui sert à l’impression des têtes de lettres, factures, etc. 
Ensuite, il s’applique à la pellicule de cuivre du galvano, déposée sur l’empreinte par l’action du courant électrique. 
Enfin, il s’emploie aussi pour désigner toute lettre placée, par inadvertance, manque de soin ou accident, dans un cassetin autre que celui qui lui est assigné. A l’épreuve, une coquille est une lettre mise à la place d’une autre, un e pour un c, un d pour un b, etc. La coquille, prise dans ce dernier sens, ne porte que sur une lettre ; c’est le cauchemar des correcteurs.
Très contrariante pour l’imprimeur et pour l’auteur, la coquille reste bien entendu particulièrement plaisante lorsqu’elle se niche dans un contexte qui la rend facétieuse. Ainsi, Larousse cite un rapport de l’Académie des sciences qui annon ait que le Vésuve "jetait en ce moment beaucoup de raves, qui ne pouvaient manquer d’ensevelir toutes les campagnes environnantes". De la lave à la rave, il n’y a évidemment qu’une lettre malvenue. L’une des coquilles qui au XIXe si cle avait amusé l’opinion était celle survenue à propos du Prince Jérôme se mourant et dont les journaux tels que La Patrie suivaient le déclin. "Un peu d’amélioration" étant annoncé, un "mieux" en somme, quel étonnement de lire le lendemain : "Le vieux persiste" ! La proximité du m et du v dans la casse avait été fatale au compositeur remercié.




Parce qu’on a tous droit à l’erreur, à la faute de sens, des sens, d’orthographe...
Parce que se tromper c’est simplement rater la cible. Mais à tout moment on peut essayer à nouveau d’écrire, d’exprimer, de créer avec les mots écrits ou par la parole et la lecture. Ecrire, c’est se donner un moyen simple d’exercer sa propre liberté.

Parce que sortir de sa coquille, pour le meilleur et pour le pire, demande de l’amour et un regard bienveillant sur soi et de la part des autres. C’est ce que permettent les Ateliers.

Parce que parfois quand une coquille d’huître s’ouvre, une perle apparaît. Pas une perle d’écolier, par ailleurs si savoureuse, mais une substance nacrée, entre le gris et l’argent, irisée de mille couleurs.

Parce qu’une coquille, de Saint-Jacques celle-là, jalonne un chemin qui mène à l’océan Atlantique, à 80 km après Santiago de Compostelle. 


Parce qu’au terme d’une très longue marche où le lâcher prise et la volonté guident les pas, elle est là, partout présente comme un point de repère.

Parce qu’une coquille est un espace de protection, les Ateliers s’engagent à respecter l’expression de chacun sans jugement et en toute confidentialité.

Parce que la coquille est symbole d’infini, les Ateliers désirent s’ouvrir à toutes les richesses des expressions de soi, des autres, du monde.

Parce qu’en Chine le coquillage est un emblème qui signifie voyage prospère, lune, femme et trésor. Un bel itinéraire d’écriture.

Alors écrivons, exprimons-nous, racontons, découvrons notre voix, nos talents d’auteur et de ra-conteur. Si d’autres évocations vous viennent au sujet du mot " coquille ", merci de les partager avec nous en nous envoyant un commentaire.



Enregistrer un commentaire