7.12.11

Couleurs 2 - Burka



I)               Entrez dans la liste - Atelier du 29/11/11

Je n’aimerai pas vivre sous une burka, mais parfois si.
Je n’aimerai pas vivre dans un igloo mais parfois si
Je n’aimerai pas vivre comme un crocodile, mais parfois si
Je n’aimerai pas vivre trop vieille, mais parfois si.
Je n’aimerai pas vivre insecte, mais parfois si.
Je n’aimerai pas vivre sous l’Equateur, mais parfois si.
Je n’aimerai pas vivre dans 20m2, mais parfois si.
Je n’aimerai pas vivre dans une galerie marchande, mais parfois si.
Je n’aimerai pas vivre au dernier étage d’un gratte-ciel, mais parfois si.
Je n’aimerai pas vivre avec des chaussures trop petites, mais parfois si.
Je n’aimerai pas vivre blonde, mais parfois si.
Je n’aimerai pas vivre aveugle, mais parfois si.
Je n’aimerai pas vivre handicapée sur un fauteuil, mais parfois non.
Je n’aimerai pas vivre aux USA, mais parfois si.
Je n’aimerai pas vivre sans frère ni sœur, mais parfois si.
Je n’aimerai pas vivre prisonnière, mais parfois si.
Je n’aimerai pas vivre bleue comme un Schtroumf, mais parfois si.
Je n’aimerai pas vivre sans musique ni livres, mais parfois si.
Je n’aimerai pas vivre chaste, mais parfois si.
Je n’aimerai pas vivre en Roumanie, mais parfois si.
Je n’aimerai pas vivre dans un pays en guerre, mais parfois si.
Je n’aimerai pas vivre dans une fosse septique, mais parfois si.

II)              Sans utiliser le mot de la couleur, faire une phrase pour chacune d’elles.

BLEU : Sous un ciel sans nuage, je buvais un curaçao.

BLANC : Des flocons tombaient sans cesse depuis la veille et formaient maintenant  un épais tapis blanc.

VERT : Toutes les nuances du printemps s’étalaient devant moi en ce jour d’espérance.

ORANGE : Petites ou grosses sphères, de la mandarine au potiron, ces fruits donnent de la bonne humeur.

ROUGE : Du sang dégoulinait de la plaie béante et imprégnait le T-shirt de l’accidenté.

JAUNE : un coffre de vieilles pièces dorées ouvert en plein désert à midi.

VIOLET : Dans sa tenue liturgique l’évêque avançait vers l’autel de St Sernin. Ô Toulouse !!

NOIR : C’était un enterrement, les gens pleuraient, pire que devant un tableau de Soulage.

ROSE : Il va enfin casser le petit cochon tirelire pour son anniversaire et ça le remplit de joie.


III)            La couleur des sentiments. Texte dont l’incipit sera une phrase de la litanie exo1 et qui intègrera 3 phrases des couleurs exo2.

Je n’aimerai pas vivre sous une burka, il me semble que je manquerai d’air. J’ai besoin d’espace, de liberté. J’ai besoin de grand air pour (vert) profiter de toutes les nuances du printemps qui s’étalent devant moi les jours d’espérance. Une burka (violet) c’est un peu comme la tenue liturgique d’un évêque qui avance  vers l’autel de St Sernin, c’est triste, un peu sac à patates qui, j’en suis sûre, me coincerait aux entournures. Je ne pourrai pas sauter à la corde, jouer à « musclor » avec mes copines de gym. Sac à patates, sac poubelle même ; je me sentirai tout sauf femme, sans forme, sans pouvoir répondre aux sourires des amis. La vie me semblerait  terne, grise sous une burka. Mais parfois, je crois que j’apprécierai d’être planquée, incognito dans la foule, être comme un espion : voir sans être vue, reconnue. C’est ce que disent  les femmes voilées, ça procure une certaine liberté et une sensualité joyeuse quand on la quitte.
Coucou, je me dessape, tu vas voir ce que tu vas voir, ce que les autres ne verront jamais. Je vais te montrer mes yeux, mes épaules, mes seins et mes fesses. Tu verras (orange) de petites et grosses sphères qui donnent de la bonne humeur. Tu as intérêt à en profiter sinon, je remballe le tout sous cette burka qui m’éloigne des autres mais en même temps qui m’en protège.
Aller vers les autres, aimer les contacts et aussi apprécier la solitude, l’anonymat et l’indifférence des gens, chacun vit avec ses contradictions, non ? Je vais peut-être (rose) casser le petit cochon tirelire pour m’offrir une burka….

Marie
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