4.1.13

Jour 4



Jour 4 •
L’inconnu est là, ami ou ennemi, il est le thème du jour et s’écrit sous forme de
polar, il contrarie ou se rit de l’engagement.

Un commissaire dit visionnaire, une agent de police justicière, un lieutenant aboutissant ;
tous trois inspectaient le corps du délit. Le premier en transe, la deuxième en quête, le dernier
enrhumé.
-Eurêka ! s’écria-t-il dans un éternuement
-Vous avez trouvé, lieutenant ? l’interrogea sa collègue
-Ôm… commenta le commissaire
-C’est la marque de la carabine à fléchettes qu’a utilisée le malfaiteur : Eurêka. J’avais la
même quand j’étais môme. Pour jouer au tir aux pigeons.
-Sauf qu’aujourd’hui on ne joue plus, que le pigeon s’appelait Arthur Télémaque et qu’il était
fiché au grand banditisme.
-N’empêche que tout caïd qu’il était, il n’a pas avalé le juxtaposé. Il lui est tellement resté
coincé dans la gorge qu’on n’en voit plus qu’un bout de la crosse. Moi je dirais qu’il est
tombé sur un militant anti-chasse énervé le roi Arthur.
-Moi je trouve qu’il y a plutôt une justice sur ce coup-là. Toute sa vie il a joué les faisans en
plumant des pigeons dans des bars et qu’il ait fini sur deux canons de trop, ça lui va plutôt
bien.
-Falcone, c’est la signature de Falcone. Il a su que Télémaque l’a balancé et c’est comme ça
qu’il a toujours fait taire les traîtres. La question est de savoir par qui il a été prévenu.
L’information ne peut venir que de l’un de nous trois… Pigmale, il est notoire que vous
vouliez la peau d’Arthur depuis que vous avez été rétrogradée à cause de lui dans l’affaire du
Crédit du Nord
-Je ne m’en suis jamais cachée mais j’ai aussi toujours dit que je voulais me le farcir en tête à
tête. Je n’aurais laissé ce plaisir à personne d’autre
-Il m’a fallu pas mal de temps pour comprendre votre mobile lieutenant, enchaîna le
commissaire en le pointant de son arme de service. J’ai d’abord pensé que vous vouliez ma
place et que vous tentiez de me faire porter le chapeau. En fait, j’étais loin de brûler, j’étais
même carrément au pôle Nord. La vérité, c’est que vous étiez en froid avec la victime. Ne
niez pas ! Tellement en froid que vous vous êtes enrhumé. J’ai compris en regardant le dossier
Télémaque. Ou plutôt Martin de son vrai nom. Arthur Martin. Tout était clair.
Vous êtes allé balancer Arthur Martin parce qu’il était devenu encombrant. À votre décharge,
je dois reconnaître que c’était une vraie ordure. Vous saviez que Falcone l’enverrait au frigo.
Vous avez fait le con et vous allez finir à l’ombre…
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