2.1.13

Jour Deux



D'accord le coprs s'est perdu dans la mousse, le bain était trop chaud, la brise marine, l'écume blanche, a fait explosé mes narines. la vie au bord de l'eau pour dorer la pilule, qu'on avale, pour dévaler, la pente glissante sans crier gare. Gare. Gare.  automatique, automatique, sans arrêter le le pied, l'accélerateur est sur la droite, le frein, au milieu, les vitesses, peu importe, j'ai dit automatique. pas besoin de pédale sur la gauche. j'ai mal au mollet. La pillule fait effet. Je vais me baigner. Tout nu, avec mon maillot léo part. il fait chaud, ça tombe bien, les pectoraux, je ne les ai pas laissé aux vestiaires. J'en ai besoin pour mon crawl, aujourd'hui j'y vais lentement, je nage jusqu'au grosses bouée et je reviens, lentement, m'allonge sur la serviette. Raconte à mon voisin la course avec les dauphins. Les pectoraux aux soleil, les lunettes sur le nez. Je respire. Les pectoraux gonflées, et dégonflés sur la serviette, humide, mon dos achève le ruisseau sur le coquillage échoué qui lorgne la serviette. Lui n'a pas de pectoraux. Lui, tout bombé qui soit, ne peut pas faire le beau. Au lieu de s'inscrire dans une salle de muscu, il est resté posté tout l'hiver au bord de l'eau. Il lui manquait un calendrier. Du coup il a pas fait la rentrée, pas lu les magazines, qui conseillaient déjà de préparer l'été prochain. Les pectoraux, ils ont bien fait, je leur veux du bien, ils m'aident à respirer. Les pectoraux. Ah, si vous saviez. C'est la première de l'année.


Retrouvez l'ensemble de la proposition sur le post "That is really the end"

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