28.3.13

A la découverte d’un temps perdu par trois « je »


Atelier de la coquille
A la découverte d’un temps perdu par trois « je »



Trois entrelacements, un récit…
Les 3 premières phrases commenceront alternativement par 
Je suis
J’ai
Je me souviens

Chaque « je » désigne un personnage différent 
(celui qui est n’est pas celui qui a ni celui qui se souvient.) 
Bref ça nous en fait trois. 

Au fur et en mesure du récit, les trois personnages « je » se frôlent, se rencontrent ou non… mais tous les trois partiront à la recherche d’un souvenir tenu, qui se refuse tout en se montrant confusément. 

Au départ, les trois personnages sont différents mais égaux dans le récit puis progressivement un des trois personnages peut prendre le dessus (la vedette) ou non.
Chaque personnage développe à sa façon la recherche de ce temps perdu, soit en parallèle, soit en se rencontrant. 
Que se passe-t-il ? 
Ne cherchez pas à maîtriser le récit mais tentez de vous laisser porter par les vies que vous avez créées, laissez le personnage parler à votre place. 
Prenez la posture du porte-crayon. 
Accueillez les personnages comme ils se présentent. 
La surprise est au détour d’une phrase qui s’écrit toute seule.
Tentez l’expérience hypnotique, vous écrivez dans un état second, vous laissez faire avec la ferme intention d’écrire ce qui vient. 

Relisez les consignes jusqu’à les avoir intégrées puis n’y revenez pas. 

Consigne : ne vous relisez pas pendant l’écriture, 
Chaque fois que la pensée se vide, fermez les yeux, pensez à autre chose et demandez l’ouverture des vannes… demandez à vos personnages d’apparaître et d’agir…
Ne dirigez pas le récit. 
Une seule intention compte : vous ne voulez pas, vous laissez faire. C’est l’expérience de ces personnages partis à la recherche d’un temps perdu, quasi oublié qui est le moteur de l’histoire…
Ne vous laissez pas dominer par les vides et les questions du mental, chassez-les délibérément.
Dites-vous que c’est beaucoup plus simple qu’il n’y paraît.
Sachez que vous pouvez le faire.
Il s’agit d’une expérience d’écriture et non de la rédaction d’une belle histoire et surtout il ne s’agit pas de « faire » du Proust.

Lecture en porte voix


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