31.5.13

Iris

Hommage à Iris Apfel, icône de la mode new-yorkaise,
qui ne doit pas être du tout comme ça.


J’ai longtemps aimé être invisible, je me permettais tout et personne n’y prêtait attention. Ça m’arrangeait bien. Depuis quelques temps, j’ai cessé d’être invisible et j'ose beaucoup. Ça crée bien des réactions : des sourcils qui se haussent, des rires qui se gaussent, des nez qui se plissent, j’en suis toute surprise mais je l’avoue, je me régale. On me voit, on m'accoste, on me touche, on m’embrasse. C’est bon de dépasser les épreuves. Je me sens toute jeunette,  je me maquille et m’habille de frais. Du temps fantôme, j’ai gardé le goût de l’espièglerie, du sourire large, lumineux et du mektoub. Maintenant j’ai des réponses, les rires pleuvent, les invitations font légion, l’amour est là, je n’ai qu’à savourer. Aujourd’hui est un grand jour, se dit la vieille. Elle a raison, croire en soi, vient de surcroît.
Reprise des portraits, qu'on se le dise.
Cette fois-ci, en "Je"

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